Yannick KUJAWA, Elle dit,

À paraît9791092622218re début octobre

Une cité minière du nord de la France. Une femme nous invite dans sa cuisine autour d’un café, comme cela se fait. Elle parle de ses origines polonaises, de son père, elle l’a perdu jeune, de son mari. Elle évoque ses bonheurs, sa solitude, les fantômes du passé.

« Henri était gai, il chantait tout le temps, comme mon père. Comme lui il avait de belles mains, et longues, et bronzées. Comme mon fils. Car il a les mains de son père et de son grand-père. Ses mains, on peut dire que ce sont un peu les leurs. »

Après Sommes, Yannick Kujawa continue d’explorer l’histoire familiale. Un roman mené avec économie et retenue.

9791092622218, Collection Vert Nuit, 160 pages, 16 €

Hors Concours, un prix pour l’édition… qui n’a pas de prix !

Le Bateau Ivre, la Ville Brûle, la Lampe de Chevet, la Clé à Molette, le Castor Astral, le Murmure, Au-delà du Raisonnable… Ils s’enflamment pour des auteurs inconnus, publient des livres étonnants, passionnants, parfois improbables. Ils occupent une place indispensable dans le paysage littéraire, mais restent parfois invisibles – appliqués qu’ils sont à se trouver précisément là où on ne les attend pas. Ils publient des textes pour la beauté des mots.

Gaëlle Bohé, fondatrice du Prix Hors Concours

Début de la Préface au catalogue d’extraits des 50 ouvrages sélectionnés, soumis au vote de 300 professionnels du livre (libraires, bibliothécaires et autres).

Les Éditions Le Bateau Ivre ont été sélectionnées pour le livre de Cécile Delalandre, Tess et Raoul, précédé de Breuilles.

Nos livres sont en vente sur commande dans toutes les librairies
(distribution Générale Librest)
ainsi que sur internet, sur le site :
http://www.lalibrairie.com/tous-les-livreOuestFrance2.12.15s/editeurs/editions-le-bateau-ivre.html

 

Prix Hors Concours 2016, Le prix de l’édition qui n’a pas de prix

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Les Éditions Le Bateau ivre ont été sélectionnées par l’Académie Hors Concours pour le livre de Cécile Delalandre, Tess et Raoul, précédé de Breuilles en vue de sa participation au Prix HORS CONCOURS 2016.

À découvrir sur BABELIO, l’un des nombreux partenaires du Prix Hors Concours, les 50 auteurs et éditeurs indépendants sélectionnés.

HorsConcours 

Le prix Hors Concours est construit sur le modèle des grands prix littéraires tout en proposant une structuration originale. Il propose une porte d’entrée vers les auteurs de l’édition indépendante. Construit en trois temps, il permet à l’interprofession de découvrir l’actualité de l’édition indépendante. Il promeut les meilleurs titres sur les réseaux sociaux, en librairies et en bibliothèques. Il permet enfin au grand public de découvrir une sélection qualitative des auteurs publiés dans l’année.

1. La sélection

• Juin 2016 : Les extraits des titres des auteurs en compétitions, issus des catalogues d’autant d’éditeurs indépendants (chaque éditeur propose un titre), sont compilés dans un catalogue collectif.

Ce catalogue est envoyé à 300 professionnels du livre (libraires, bibliothécaires, auteurs et éditeurs non-participants, institutions du livre).

À partir de ces extraits, ces professionnels opèrent une pré-sélection de 8 titres.

• 3 octobre 2016 : Cette sélection est dévoilée dans une conférence de presse à la Société des Gens de Lettres, en présence des participants et des partenaires. Les extraits des 8 titres finalistes sont lus par leurs auteurs.

2. Promotion des 8 finalistes

10 octobre au 10 novembre 2016 : Ces lectures sont diffusées sur les différents supports de communication du prix Hors Concours et de ses partenaires. Des lectures en librairies et bibliothèques pourront être organisées.

3. Désignation du lauréat, remise du prix

10 novembre 2016 : Le jury composé de journalistes littéraires se réunit et délibère en huis clos. À partir des textes complets, il désigne l’auteur lauréat.

Une soirée de remise du prix est organisée en présence de la presse et de l’ensemble des participants. L’Académie Hors Concours et ses partenaires remettent le prix, et sa dotation, à l’auteur lauréat.

L’auteur est invité à promouvoir son titre à l’occasion de Livre Paris.

Il est le parrain du prix Hors Concours 2017.

Vient de paraître

Prophétie2RectoVignette150La suite de la grande saga pour la jeunesse : Les Vagabonds de l’outre-monde.

MATHIEU POMMIER, La Prophétie de l’arbre creux, tome 2, Le troublant secret des Sylphes

Arrivée chez les Sylphes après un long périple, Nine apprend à vivre comme elles. Elle reçoit même leur légende, en signe de son appartenance à la colonie. Elle s’accommode très bien de sa nouvelle vie à 20 mètres au-dessus du sol : tout est nouveau, différent et merveilleux !
Myriade, elle, est mise à l’écart et doit ruser pour partager quelques rares moments avec son amie. Mais tout semble un peu trop parfait dans le monde des Sylphes… Enhardie par sa complicité avec Myriade, Nine commence à enfreindre les règles et découvre, bien malgré elle, l’étonnant secret des Sylphes. Pan qui rode n’est peut-être pas étranger à tout ceci…

9791092622201, Collection Mousse, 152 pages, 16 euros.

Vient de paraître

LE DERNIER ROMAN INÉDIT DE JACQUES PERRY, NÔ

NôVignetteRecto150

J’aime les mots ; j’étais peut-être écrit-vain. A quoi servent les mots qui n’entrent pas avec fracas dans les sages édifices des esprits ? Je n’écrivais pas pour les autres mais pour tenter
de m’accoucher, de sortir de moi les raisons d’être et de vivre, en me foutant bien de me répéter s’il le fallait, en refusant d’inventer des faire-valoir pittoresques ou de complaisants comparses. Je voulais que tous mes personnages, y compris surtout le mien, crèvent la page et, s’il devait y avoir des longueurs, qu’elles fussent indispensables pour exprimer les méandres d’une pensée qui, même à moi, ne semblait pas facile.

Cet aveu, c’est un homme sans mémoire ni identité qui le livre au fil d’une longue confidence dont on pressent qu’elle lui offre un contour. Nô, a-t-il décidé de s’appeler. « Parfaite image du rien qui bande », précise celle qui tient un improbable « hôtel pour les hommes perdus », où il a échoué, s’arrimant à la vie de l’hôtesse dont le havre, la chair et la mémoire le soulagent d’avoir à exister.

(Extrait de la préface de Philippe-Jean CATINCHI)

9791092622195, Collection Vert Nuit, 140 pages, 16 €

En vente sur commande dans toutes les librairies
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Information

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Vous pouvez à nouveau passer commande dans la rubrique « Catalogue ».

Jacques Perry s’est éteint

L’article de Philippe-Jean CATINCHI consacré à Jacques PERRY, publié sur Le Monde.fr, paraît ce soir dans le quotidien papier, daté du 3 mai 2016.

Romancier dont la carrière, jalonnée de prix, couvre sept décennies, l’écrivain Jacques Perry est mort à Iverny (Seine–et-Marne) le 23 avril, à 94 ans.
Né le 15 juin 1921 à Neuilly-sur-Seine, Jacques Perry, de son vrai nom Jacques Noël Touchard, dont le père, joaillier, fournit les grands bijoutiers en pierres précieuses, fait ses études secondaires à l’école Gerson, établissement catholique du 15e arrondissement. L’adolescent reste seul à Paris à 18 ans quand ses parents partent pour l’Indochine. Il entreprend une licence en droit, puis fréquente l’Ecole des hautes études commerciales, mais le choc de ces années de formation est littéraire : la découverte de Proust.
A la Libération, Perry s’essaie au journalisme tout en signant sa première comédie, Georges Hanover, et en publiant trois romans (La Seconde Nuit – 1946 – , La Mauvaise Chasse – 1947 – , Le Testament – 1948 – ). S’il donnera plus tard d’autres pièces, comme L’Equation ou Une heure avec Monsieur Zweistein, pour Pierre Fresnay, en -complément du Neveu de Rameau, à La Michodière, en 1963, c’est la voie du roman qui lui vaut la reconnaissance de ses pairs.
En marge
Pour son quatrième roman, sombre méditation sur le dégoût de vivre qui conduit inexorablement au suicide, L’Amour de rien (Julliard), Perry obtient le prix Renaudot en 1952. Grâce à la manne que lui procure la distinction, le jeune écrivain s’éloigne de Paris, opte pour le Périgord noir et acquiert, entre Bergerac et Sarlat, quelques hectares de lavande. Il y écrit ses livres suivants. La veine en reste grave, les sujets dérangeants, du Mouton noir (1953) à Dieu-prétexte (1955), où un curé perd la foi.
Dès les années 1960, l’horizon s’éclaircit, le ton devient solaire avec une trilogie qui l’occupe plus d’une demi-douzaine d’années. Biographie d’un peintre qui doit beaucoup à la figure de Vlaminck, Vie d’un païen est un roman picaresque autant que d’apprentissage et interroge la création artistique et les joies qu’elle procure. Prix des Libraires 1966 pour le premier -volet, paru chez Laffont en 1965, le projet ne dément pas, avec La Beauté à genoux (1966) et La Peau dure (1967), le bel appétit pour la vie du peintre Charles Desperrin, qui semble un double de l’écrivain réconcilié avec le bonheur.
Perry, qui aurait aimé être peintre, mène du reste en parallèle sa quête de l’intimité du créateur en troquant son artiste de fiction pour un génie quasiment contemporain, que Cocteau lui avait présenté. Tentative d’autobiographie mentale, Yo Picasso (1962) est le pendant parfait au vertigineux récit personnel de Vie d’un païen.
Fêté, Jacques Perry reste en marge, loin des enjeux littéraires en vogue, suivant une voie singulière qui le préserve des modes. Pour Le Ravenala ou l’Arbre du voyageur (Albin Michel, 1976), fable sur le bonheur aux allures d’autobiographie mythifiée, il reçoit en 1976 le prix du livre Inter, créé l’année précédente, dont le jury est présidé cette année-là par Maurice Genevoix, secrétaire perpétuel de l’Académie française, qui venait de couronner d’un prix d’encouragement Le Trouble-source (1975). Roman foisonnant où les humains pris dans un  » piège vert  » renoncent aux errances, germent, prennent racine et se fondent en arbres, Le Ravenala anticipe l’une des dernières fictions de Perry, L’Enchêné (Le Bateau ivre, 2015), où l’esprit du mort survit dans l’arbre dont le temps seul perdure. Ultime jalon de ces aventures fantasmatiques dont Perry a le secret – Oubli (Albin Michel, 1987), vertigineux jeu de miroirs, plus encore que le dérangeant Alcool vert (Balland, 1989).
Car, en marge d’une veine où l’exotisme impose son propre -pittoresque, tout proche avec Rue du Dragon (Lattès, 1971) ou lointain avec Les Fruits de la passion (Albin Michel, 1977), Perry interroge le statut de l’auteur. Avec L’Ile d’un autre (1979), c’est le lien entre le créateur et son personnage qui tient la fiction. C’est du reste en rencontrant la traductrice hongroise de cet opus que Jacques Perry connut sa cinquième épouse. Nouvelle passerelle secrète entre vie rêvée et vie réelle. A la question abrupte que lui posa un jour un ami peintre :  » Qui êtes-vous ? « , Perry répondit :  » Je suis ouvert et fermé comme une huître ; je filtre, je me nourris d’invisible. Un peu de soleil le matin et, le reste du jour, dans l’ombre tiède de mon bureau.  »
Champion de l’œuvre de Perry dont il a mis à son catalogue Vie d’un païen et Yo Picasso, l’éditeur Le Bateau ivre annonce pour la fin mai un roman inédit, Nô. Parce que, bien sûr, l’esprit perdure.
Philippe-Jean Catinchi
© Le Monde

https://www.facebook.com/LeBateauIvreEditeur/
PerryArbre

Vient de paraître

 

FRANÇOISE SOLDANI, La Voix des femmes

Olympe de Gouges, Hubertine Auclert, Marguerite Durand, Madeleine Pelletier, La citoyenneté politique des femmes en France, textes fondateurs (anthologie)

A l’heure où leVoixVignetteRecto150s enjeux sur la parité font encore débat, ce livre invite à réfléchir sur les raisons qui ont si longtemps exclu les femmes de la sphère publique et que ne saurait expliquer le seul contexte politique ou social. En faisant référence aux travaux de Pierre Rosanvallon sur la démocratie universaliste ou de Geneviève Fraisse sur la démocratie exclusive, Françoise Soldani ouvre d’intéressantes perspectives sur les rapports entre genre et sexe.

(Yannick RESCH, Professeure à l’IEP d’Aix-en-Provence)

9791092622188, Collection Amarante, 144 pages, 16 €

À paraître au premier semestre 2016

FRANÇOISE SOLDANI, La citoyenneté politique des femmes en France, textes fondateurs (anthologie)

Cette anthologie rassemble les écrits de quatre femmes plus ou moins connues, qui ont pour point commun de s’être consacrées à la cause, toujours d’actualité, de l’égalité entre les femmes et les hommes, analysée au prisme de la citoyenneté politique des femmes.

Olympe de Gouges, figure singulière de la révolution française et rédactrice des droits de la femme et de la citoyenne a fait récemment l’objet de quelques ouvrages, qui l’ont fait mieux connaître.

Viennent s’y ajouter trois autres femmes que Françoise Soldani sort de l’ombre, trois suffragistes françaises du début du XXe siècle, inspirées par le mouvement des suffragettes venu d’Angleterre : Hubertine Auclert, Madeleine Pelletier et Marguerite Durand.

Autant de femmes qui, par ces textes fondateurs et par un engagement total, ont voulu ouvrir la voie à la citoyenneté politique des femmes.

9791092622188, Collection Amarante

 

JACQUES PERRY, Nô (roman inédit)

Un homme jeune et beau a perdu la mémoire. Il ne sait plus qui il est ni où il va. Il erre dans les rues. Épuisé, il s’arrête devant un petit hôtel ; il y entre et rencontre la propriétaire qui cache sa figure. Elle a eu un accident et n’a plus de nez. Elle couche avec les très rares clients qui lui plaisent. L’homme qui perdu la mémoire est aussitôt choisi par elle. Dès qu’il est étendu contre elle, ils se trouvent bien l’un et l’autre. Il dort ou lui fait l’amour. Très vite, elle lui montre son visage. Son absence de nez ne paraît pas le contrarier. Ils vivent ensemble.

9791092622195, Collection Vert Nuit

 

MATHIEU POMMIER, La Prophétie de l’arbre creux, tome 2, Le troublant secret des Sylphes

Arrivée chez les Sylphes après un long périple, Nine apprend à vivre comme elles. Elle reçoit même leur légende, en signe de son appartenance à la colonie. Elle s’accommode très bien de sa nouvelle vie à 20 mètres au-dessus du sol : tout est nouveau, différent et merveilleux !

Myriade, elle, est mise à l’écart et doit ruser pour partager quelques rares moments avec son amie. Mais tout semble un peu trop parfait dans le monde des Sylphes… Enhardie par sa complicité avec Myriade, Nine commence à enfreindre les règles et découvre, bien malgré elle, l’étonnant secret des Sylphes. Pan qui rode n’est  peut-être pas étranger à tout ceci…

9791092622201, Collection Mousse

 

Michel GROS DUMAINE, Staccato (roman)

Se glisser dans le cerveau d’un homme qui perd la mémoire n’est pas chose aisée tant cette terrible affliction est encore un mystère. Michel Gros Dumaine y parvient magistralement en s’immisçant dans l’esprit lézardé de Simon dont la mémoire vacille. L’auteur sculpte des phrasés syncopés sur la tête d’une hampe créant avec ses mots une magnifique partition qu’il nous joue staccato. Tout au long du roman, il y pose son archet sans jamais quitter la corde. Le rythme saccadé de son style nous entraîne dans l’instant de Simon errant dans cette maison blanche, « Une vieille carcasse abandonnée dans les sables » face à la mer avec son flux et son reflux telle la mémoire de Simon où chaque embrun vient par vagues réveiller le passé. Un passé que l’auteur fait ressurgir, entre deux staccati, dans un concerto des quatre saisons. Celles de Simon ressuscitées par le souvenir de ceux qu’il a aimés. Le printemps, l’enfance, le lever du soleil, l’été, la jeunesse, le soleil au zénith, l’automne, le temps des moissons, mais aussi celui des regrets. Enfin, l’hiver, le repos, la mort peut-être, en tous cas là où « Simon ne sent plus la caresse du monde. Perdu dans l’infini où sa mémoire le porte. » Staccato, un magnifique roman à lire legato. (Cécile Delalandre)

9791092622218, Collection Vert Nuit